Joyeux Noël et bonne année!!

Toutes nos excuses à nos lecteurs assidus, on a un peu de retard dans la mise à jour ;-)...

Quelques mots sur Noël et les fêtes de fin d'année au Mexique:

- les décos: bien sûr, on trouve des sapins (depuis mi-novembre dans l'état de Veracruz, avec une moyenne de 25 °, on vous laisse imaginer l'état des sapins le 25 décembre ...). La fleur reine de cette période c'est plutôt la poinsettia, ici on l'appelle Nochebuena comme la veillée du 24 décembre. D'ailleurs on en fait aussi des sapins comme vous pouvez le voir... On a nous aussi décidé de changer du traditionnel sapin à la maison cette année.



Certains décorent aussi leurs voitures en les déguisant en Robert, le renne au nez rouge de la chanson, avec des bois aux fenêtres et un pompon rouge sur le pare-choc en guise de nez. Dommage, on n'a pas de photos, on essayera d'en avoir une l'an prochain. On est d'ailleurs étonnés que ce genre de produit n'ait pas encore été exporté et commercialisé sur les différents marchés de Noël en France et notamment à Strasbourg... On sait ce qui nous reste à faire à notre retour!

Autre élément important: la pinata, une étoile à 5 branches en papier mâché que normalement on casse en tapant avec un bâton pour récupérer les sucreries qui sont à l'intérieur. On n'a pas vraiment compris pourquoi la nôtre n'a pas voulu se casser, elle n'était apparemment pas qu'en papier mâché et en plus elle était vide...

- la crèche: très importante ici. Certaines assez kitsch. Lors de la messe de Noël, les gens peuvent venir faire bénir leur petit Jésus avant de le mettre dans la crèche.
D'ailleurs le 25, on a croisé devant une église de Cholula une procession religieuse assez hétéroclite, composée des rois mages, d'anges, de bergers, et... du Père Noël (plus on est de fous, plus on rit...) qui allaient installer le petit Jésus dans la crèche. Le tout au son de la fanfare - trompette, c'était assez rigolo!

- les cadeaux: et bien on les offre non pas le soir de Noël, mais le 6 janvier. Ce sont les rois mages qui les apportent aux enfants sages, en échange d'un morceau de galette.

- le repas de Noël: on trouve beaucoup de morue, cuisinée sous diverses formes, mais aussi de la dinde, du canard... En guise de boisson on fait un ponch avec des fruits, des fruits secs, de la canne à sucre, du rhum. Ca réchauffe, même si on n'en a pas forcément besoin ici!

Pour ce qui est du réveillon du 31 décembre, nous l'avons passé à Veracruz, au bord du golfe du Mexique. Bizarrement, il y avait à peine quelques mariachis, et moins de monde et d'animation sur le Zocalo et dans le centre le 31 que le 30... Il faut dire que les gens étaient attablés aux terrasses en buvant des alcools forts depuis midi au moins, cela explique peut-être leur faible participation plus tard. Ils doivent aussi réveillonner chez eux en famille.


Puebla et les environs (2)

Quelques photos et quelques mots de nos derniers we à Puebla et dans les environs.

D'abord, les ruines du couvent San Francisco à Tecali, un petit village spécialisé dans l'artisanat en onyx et en marbre - très joli, mais pas vraiment pratique à ramener dans ses valises. Du couvent il ne reste plus que quelques murs mais le site est superbe: un tapis d'herbe verte et en guise de toit le ciel bleu...

On est allé passer une journée à Jalapa, jolie petite ville à 3h de route environ entre les montagnes. On est passés par un lieu dit appelé Normandia, il y avait les vaches, il ne manquait que les pommiers! Jalapa est surtout connue pour son musée d'anthropologie: on y a découvert une belle collection de gigantesques têtes olmèques (ça date quand même de 1250 avt JC...) et de petites statuettes; et la preuve que la balançoire n'est pas une invention moderne!

Et puis la semaine dernière semaine a eu lieu la Xè édition du "Festival Internacional de Puebla". Un grand nombre d'animations sont organisées pendant 10 jours: surtout des concerts mais aussi festival de courts métrages, théâtre... C'est là qu'on se dit que l'état de Puebla doit avoir pas mal d'argent, une grande part des spectacles étant gratuits!
On a assisté à un concert de flamenco espagnol, à un concert de l'orchestre symphonique de Puebla qui a repris des airs des Beatles et la musique de la guerre des Etoiles (avec sur scène en bonus les héros de la série). On avait pris également des places pour le concert de la star de la pop mexicaine du moment, Julieta Venegas. Le soir en plein air, on s'est gelé, les gens sont arrivés en moyenne une demi-heure après le début, mais c'était sympa!

Un dernier mot sur le temps: ça y est l'hiver est arrivé... Si on arrive encore à atteindre une vingtaine de degrés la journée (30 au soleil et 15 à l'ombre), dès que le soleil s'en va les températures chutent pas très loin du zéro...






























semaine

El dia de los muertos

Beaucoup d'animations pour cette fin de semaine consacrée aux citrouilles, squelettes, fantômes et habitants de l'au-delà...
Tout autour du Zocalo, un concours de "panteones", c'est-à-dire des autels consacrés à un ou plusieurs défunts. On les décore, on y dépose des bougies, des fleurs (des oeillets d'inde - si la traduction du dico est exacte- jaunes ou oranges), des photos et des offrandes: crânes en sucre, des fruits, des petits plats, des brioches qui symbolisent le crâne et les ossements des morts, parfois aussi de l'alcool et des cigarettes. Et pas le droit de toucher à tout ça avant que les chers disparus ne se soit servis!!
Sur la pelouse du Zocalo, transformée en cimetière, ont été installées des tombes en carton. Le soir, des comédiens déguisés en squelettes sont venus l'animer sur le thème: "la mort est un songe".


Et dans un petit village à qq km de Puebla, les habitants font visiter les panthéons qu'ils ont installés chez eux, et offrent aux visiteurs des gâteaux et du chocolat chaud. Là les autels sont d'un autre genre, très blancs et beaucoup plus kitsch. Devant les maisons qui ont perdu un membre de la famille dans l'année, des pétales d'oeillets d'inde sont répandus devant l'entrée pour que les défunts retrouvent le chemin de chez eux.


Finalement le tout est très coloré, et pas du tout lugubre . Et ce n'est pas que du folklore, puisqu'on installe aussi des autels dans les boutiques, les entreprises, les administrations... On vous laisse regarder les photos du diaporama dans la colonne de droite!

Oaxaca: sauterelles, pyramides et chocolat...

On a profité de la visite de Christine pour aller découvrir Oaxaca. Il faut environ quatre heures de route pour s'y rendre depuis Puebla, et les paysages valent vraiment le voyage: après être passée au milieu des cactus, la route, assez tortueuse, surplombe la vallée...

Plutôt touristique, pas très grande, Oaxaca offre toutes sortes d'artisanat: poteries en terre noire, tissus brodés, sans oublier les spécialités culinaires: mezcal, chocolat et ... "chapulines", autrement dit sauterelles. Preuve en images, Christine et Jérôme n'ont pas hésité à goûter cette petite bête qu'on vend dans la rue; à vrai dire, ça a un peu l'odeur de crevette grise pas très fraîche, ou de saumure, et ça craque sous la dent. Enfin ils n'ont pas été malades!
On a visité le couvent Santo Domingo, converti en musée qui contient entre autres un certain nombre d'objets découverts dans les tombes de Monte Alban, comme ce superbe masque; c'est surtout son église, encore une fois supra baroque, qui est impressionnante. On s'est trouvés là à la sortie d'un mariage, avec danseuses folkloriques et mannequins sur échasses représentant les mariés qui dansaient sur le parvis de l'église.











Avant de repartir le dimanche, on s'est arrêtés à Monte Alban,l'un des sites préhispaniques parmi les plus importants du Mexique, habité par les Zapotèques; c'était aussi un centre d'études astronomiques avancées. Du haut des pyramides, on domine toute la vallée d'Oaxaca, on n'a pas regretté le voyage, d'autant qu'il a fait un temps superbe...




















Cuetzalan et San Miguel

..où on a passé un we bien rempli, à moins de 200 km de Puebla.

Sur la route, on s'est arrêtés voir une cascade; le principal intérêt consistait en fait en la présence d'un trempoline dans le parc, certains en ont profité pour faire de la "lucha libre".

Arrivés à Cuetzalan, après avoir déjeuné d'antojitos locaux aux noms imprononçables, direction le site de Yohualichan où quelques pyramides sont encore debout,
avant une ballade à cheval dans des paysages impressionants, vallonés et très verts. Heureusement les chevaux étaient plutôt calmes...


A San Miguel, où nous avons passé la soirée, c'était la fête patronale du village; au programme: danses et chants dans une église très décorée, mélange de traditions préhispaniques et catholiques avec en fond des décors aux couleurs du Mexique. Dans le village, les gens parlent encore nahuatl, et les enfants apprennent l'espagnol en allant à l'école.


Le lendemain, après avoir déambulé dans les rues de Cuetzalan transformées en marché, on part en ballade pour aller voir une cascade (qui selon notre guide d'une quinzaine d'années devait se trouver à 15 mn... plus d'une heure de marche en réalité avant d'y arriver...). On monte et on descend à travers des plants de café, des mandariniers...
En repassant par San Miguel, où la fête du village se poursuit, on assiste à la danse des voladores, qui se jettent du haut d'un mat, attachés à une corde, et "dansent" la tête en bas.


Et sur la route du retour, on s'arrête pour changer un pneu creuvé (étonnant que ça ne nous soit pas arrivé avant, vu l'état des routes...) avant de descendre observer quelques stalactites et stalagmites au fond d'une grotte.

"Dans la vie, il n'y a qu'des cactus..."

Et encore plus dans ce jardin botanique spécialisé en la matière, à 120 km de Puebla. On imaginait davantage les cactus dans le nord du Mexique, dans les espaces à la frontière des Etats-Unis, mais bon...
La réserve compte une cinquantaine d'espèces de cactus: "patas de elefantes" (on ne vous fait pas l'injure de traduire...), "asientos de suegra" qu'on appelle en France coussins de belle-mère, "viejitos", agaves, l'incontournable nopal (figuier de Barbarie) et plein d'autres aux noms moins imagés et donc moins faciles à retenir.

On l'a appris lors de notre visite, les cactus poussent très lentement, et peuvent vivre très vieux; ce vénérable "patas de elefantes" devant lequel Jérôme s'est fait photographié a plus de 1500 ans!

! Viva Mexico!


Le jour officiel de la fête nationale est le 16 septembre, férié pour célébrer l'indépendance du Mexique. En réalité, c'est pendant tout le mois de septembre que la patrie est (encore plus que d'habitude) à l'honneur. Les rues sont décorées, les gens accrochent des drapeaux à leurs voitures, à leurs maisons, les femmes se mettent des barrettes aux couleurs mexicaines dans les cheveux; on a même vu un autobus coiffé d'un sombrero rouge, blanc et vert sur le toit, et beaucoup regretté de ne pas avoir l'appareil photo avec nous ce jour-là!

Le 15 septembre au soir, c'est l'apothéose. On est allé se ballader dans le centre ville, du côté du Zocalo, pour participer aux festivités. Beaucoup de gens se sont dessinés des drapeaux sur le visage, certains sont habillés aux couleurs mexicaines...

Bien sûr, plein de choses à manger: tout autour du Zocalo, des stands de chalupas (des petites galettes de mais avec une sauce verte ou rouge), des cemitas (hamburgers locaux qui peuvent contenir une grande diversité et une grande quantité de choses), des épis de maïs, des barbes-à-papa (en français dans le texte)... Pas mal de stands aussi avec des gadgets "made in China" aux couleurs mexicaines: fausses moustaches, faux cils, sombreros. Et beaucoup d'objets qui font un max de bruit : sifflets, pétards...


Vers 10h30, le maire apparaît au balcon de l'Hôtel de ville pour lancer le "grito": après avoir salué différents états du Mexique (si, le Mexique est un état fédéral), il crie trois fois: Viva Mexico, repris en choeur par la foule. Et le tout s'achève, comme toute fête nationale qui se respecte, par un feu d'artifice devant la cathédrale.

Bref, beaucoup de bruit, beaucoup de monde et une grande ferveur populaire et patriotique. D'ailleurs ça fait davantage penser à la Coupe du monde de foot de 98 qu'aux 14 juillet chez nous...