Xochimilco




Direction les jardins de Xochimilco: un quartier à la périphérie de Mexico DF, qui assurait auparavant l'approvisionnement de la capitale aztèque en fruits et légumes (située plus ou moins à l'emplacement de l'actuelle Mexico). Il reste aujourd'hui de nombreuses serres, et (au moins) un grand marché de fleurs et plantes de toutes sortes.


Petite promenade bien agréable sur les canaux dans une barque colorée. Jérôme a essayé de manoeuvrer, c'est pas si évident que ça!
Les mexicains ont l'habitude d'y venir plus tard, pour déjeuner en naviguant. Comme nous y étions de bonne heure, nous n'avons eu droit ni aux mariachis, ni aux vendeurs de tacos et autres souvenirs qui vous accostent pour vous vendre mille marchandises. En revanche, on a pu profiter de la tranquillité du lieu et apercevoir des martins pêcheurs et des hérons cendrés.

Et pour reprendre quelques forces ensuite, rien ne vaut un bon p'tit déj (si si, on a bien dit p'tit déj)!!







Les environs de Puebla (1)






Samedi 12 juillet: visite de Cholula. C'est une petite ville accolée à Puebla, qui était la cité précolombienne la plus ancienne du Mexique avant que Cortes ne décide de la détruire lors de sa marche vers Mexico.

Depuis l'église Nuestra Senora de los Remedios, on a une vue superbe sur les différents volcans qui entourent Puebla: le Popocateptl, Iztaccihuatl (dite aussi la femme endormie, c'est aussi simple) et la Malinche.
Le Popocateptl, on le voit aussi très bien depuis le toit de notre immeuble. Il est recouvert de neige au sommet et par temps clair, on peut distinguer des fumerolles qui s'en échappent. On vous rassure, tous ces volcans sont surveillés de très près...

Le lendemain, direction Cacatxla, à 30 km de Puebla, cad presque 1h30 de route. Depuis qu'on est ici, on apprend à convertir différemment les distances en temps de parcours: d'abord on trouve rarement la bonne route du premier coup, ensuite les route - hormis les autoroutes- ne sont pas en très bon état, et enfin, dans les zones un tant soit peu habitées, on rencontre des dos d'âne tous les 100 m.
Bref, Cacaxtla est un site précolombien sur lequel ont été retrouvées des fresques colorées plutôt bien conservées, représentant des scènes de batailles, des hommes jaguars et des hommes oiseaux.


On a vu beaucoup de ces grands cactus appelés nopal; ça ressemble d'ailleurs étrangement à des figuiers de barbarie. Les mexicains en mangent les fruits, pelés, souvent vendus par des marchands ambulants dans les rues et les feuilles, frites ou en salade. On a essayé, ce n'est pas mauvais mais les fruits sont remplis de petits pépins.


Avant de rentrer à Puebla, on est passés par Tlaxcala pour voir la Basilique de la Vierge d'Ocotlan, "merveille du baroque churriegueresque" dixit le guide (cad ultra-baroque...). Effectivement, la façade blanche est impressionnante, et l'intérieur (que nous n'avons pas pu photographier pour cause de messe) l'est tout autant, ça dégouline d'or!

Fleurs en cascades



Ce week-end, nous avons décidé d'aller acheter quelques plantes pour fleurir notre terrasse. Nous sommes donc allés à Atlixco, charmante petite bourgade à 20mn de Puebla, et où on trouve une grande quantité de serres et de vendeurs de plantes à des prix défiants toute concurrence. Et nous avons effectivement trouvé notre bonheur, voyez la photo la voiture était pleine!!











Bon en fait, nous avons été un peu plus raisonnables...





Dimanche, nous sommes partis en excursion avec un collègue de Jérôme et son épouse; ils nous ont d'abord emmenés voir des "lagunes" formés aux pieds de volcans à une cinquantaine de km de Puebla; sur le bord des lagunes, il y avait des amas de roche volcanique blanche, très friable. On a ensuite continué jusqu'aux chutes (pas très loin de Coatepec pour ceux qui seraient susceptibles de connaître). Là, on a eu un peu moins de chance: nous avons été surpris par une grosse averse!















Les paysages, même sous la pluie, sont très impressionnants et d'une grande diversité: on est passés d'un paysage de montagne qui nous rappelait un peu la Schwarzwaldhochstrasse, à un paysage de plaine semi-désertique avec des cactus, et des arbres étranges mi-cactus mi-palmier dont il faudra qu'on trouve le nom...

Premières impressions sur la ville.













La ville est grande: entre 1,5 et 2 millions d'habitants (en comparaison, la ville de Mexico en compte 20 millions) et c'est la quatrième ville du Mexique. Elle a été fondée par les Espagnols au XVIè siècle. Le centre ville historique est très coloré, avec des placettes ombragées, des façades de différentes couleurs, certaines en pierre grise volcanique (il ya plusieurs volcans dans les environs), beaucoup d'églises baroques et de petits quartiers pitorresques. Le centre ville compte aussi quelques éléments plus modernes, notamment un centre commercial et un centre de congrés qui ont été plutôt bien intégrés dans un ensemble plus ancien qui abritait avant des manufactures de textile.
La place centrale (le Zocalo) est carrée comme toutes les places centrales de l'époque coloniale ici et abrite un petit parc, une fontaine, des bancs, quelques marchands ambulants, des terrasses... C'est le lieu de rassemblement de nombreuses manifestations: en ce moment, des universitaires ont plantés des tentes et manifestent je ne sais pourquoi en faisant référence à mai 68... Le premier dimanche de notre arrivée, un écran géant y avait même été installé pour diffuser la finale de la coupe d'Europe! On ne pensait pas que le foot européen serait si suivi ici: est-ce parce que l'Espagne jouait?









Quelques mots sur les transports en commun : ce sont des minibus affrétés par des compagnies privées d'après ce qu'on nous a dit. Il n'existe pas de plan ni de carte des bus; quand on n'est pas un habitué de ces lignes, il faut donc arriver à lire sur le pare-brise de chaque minibus les arrêts qu'il dessert et faire signe au chauffeur, avant qu'il arrive au niveau de l'arrêt (quand il y en a un) si on souhaite le prendre. Il arrive parfois qu'on n'ait pas le temps de lire ce qui est marqué avant que le bus ne soit passé; dans ce cas, on n'a plus qu'à attendre le bus suivant qui n'est généralement pas très loin!

Le temps qu'il fait ici...

Sur ce point, il faut bien avouer qu'on s'attendait à ce qu'il fasse un petit peu plus chaud... C'est en fait la saison des pluies en ce moment: on a droit à une belle averse tous les soirs (voire en journée, mais c'est plus rare), souvent accompagnée d'orages. Les températures peuvent monter assez haut la journée, jusque vers 30 ° mais le soir on enfile volontiers son pull-over (n'oublions pas que nous sommes à 2000 m d'altitude).
On nous a dit que les averses n'étaient pas aussi fortes il y a quelques années, et le climat un peu plus tempéré. Encore une conséquence du changement climatique?

Puisque nous parlons du temps, parlons du jour et de la nuit: en venant de France, nous ne nous attendions pas à ce qu'il fasse nuit aussi tôt en ce moment, nous n'y avions tout bêtement pas réfléchi... La durée du jour et de la nuit est à peu près égale toute l'année ici, puisque nous sommes plus proche de l'équateur. Le soleil se lève vers 6h30/ 7h, et se couche vers 20h30 (je me demande si ce pourrait être une des raisons pour lesquelles les maisons ne sont pas équipées de volets??...).

Commençons par le commencement

Notre histoire mexicaine débute après un voyage de 24h (de porte à porte) entre la France et le Mexique, via l'Allemagne puisque nous avons décollé de Francfort. RAS sur le vol effectué par Lufthansa dans un Boeing 747.



L'arrivée à Mexico city est un peu plus difficile, puisqu'il nous faut 1h30 pour passer d'abord les comptoirs d'immigration, puis pour récupérer nos bagages et enfin passer la douane. La chance (la suerte, comme on dit ici) devait être avec nous puisque lorsque le douanier nous a demandé de presser le petit bouton, la lumière verte s'est allumée pour signifier que nos valises ne seraient pas fouillées cette fois-ci.



Une heure trente de route de nuit ensuite, en relativement bon état, entre Mexico city et Puebla.